a

Lorem ipsum dolor sit amet, consectetuer. Proin gravida nibh vel velit auctor aliquet. Aenean sollicitudin, lorem quis.

a

Latest News

    No posts were found.

Les gras bons pour la santé ?

Depuis des décennies, les matières grasses ont été largement diabolisées. Une guerre a été menée contre les lipides en montrant notamment des liens (pas nécessairement de causalité) entre graisses saturées et maladies cardio-vasculaires. Or, aujourd’hui, le constat actuel vient mettre de l’eau dans l’huile 🙂 ! Et oui le gras, c’est la vie !

De nombreuses publications mettent en évidence que notre alimentation manque de gras, a fortiori de bons gras, et qu’elle est extrêmement riche en sucres. Attirer l’attention sur le gras a permis de désinvestir le rôle central et majeur du sucre. Alors on a vu se proliférer des produits réduits en matières grasses, et dotés de sucres, d’édulcorants et d’exhausteurs de goûts pour compenser. Malgré tout, l’obésité ne fait que progresser et le lien de causalité entre diabète et maladies cardio-vasculaires est lui clairement établi … Alors arrêtons le massacre !

DEMELONS ENSEMBLE LE VRAI DU FAUX !

Les graisses sont primordiales pour notre corps, notre cerveau et nos productions hormonales. Elles font partie des membranes cellulaires indispensables au bon fonctionnement des cellules, de leurs échanges et à la protection des organes et des articulations. Elles permettent aussi l’apport et le stockage d’énergie dans le corps, la régulation de la chaleur et interviennent dans la régulation de la faim (notamment par la production de leptine du tissu adipeux, qui définit notre niveau de satiété). Donc une alimentation suffisante en gras régule la faim et peut aider à perdre du poids !

NON, LE GRAS NE FAIT PAS FORCEMENT GROSSIR.

Et si je vous disais qu’une alimentation équilibrée devrait apporter environ un quart de lipides ? Et bien oui, on serait surpris et pourtant c’est ce que notre corps nous réclame. Il faut savoir qu’une carence en bon gras (de type oméga 3 et 6) peut se manifester par :

  • une peau très sèche et sensible
  • une perte de mémoire
  • une fatigue et un épuisement émotionnel
  • des problèmes cardiaques : instabilités, thromboses…
  • des risques accrus de survenue de maladies inflammatoires comme l’arthrite, la gastrite, la tendinite…

Autre chose surprenante, c’est le matin, le moment privilégié pour un bon apport en lipides, afin de faire le plein d’énergie pour bien commencer la journée et éviter les coups de fringale en cours de matinée.

QUEL GRAS CHOISIR ?

  1. Les acides gras trans sont les plus néfastes et à éviter. Ils sont issus de produits transformés industriellement (comme les margarines). Ils ont un impact sur les processus d’inflammation et les maladies cardio-vasculaires.
  2. Les acides gras saturés, moins néfastes, sont pour autant à consommer avec modération (beurre, saindoux, viandes rouges, porc, canard, produits laitiers, charcuteries, huile de coco et de palme). En excès, ils peuvent augmenter le mauvais cholestérol mais ils présentent une bonne résistance à la chaleur. C’est pour cette raison que l’huile de coco est intéressante pour la cuisson.
  3. Les “meilleurs” gras, c’est à dire doués de multiples propriétés physiologiques, sont les acides gras insaturés (oméga 3, 6 et 9 notamment). Ils ont un effet anti-inflammatoire, protecteur immunitaire et cardio-vasculaire, réducteur du mauvais cholestérol (LDL) et bénéfique pour le bon cholestérol (HDL). On les trouve notamment dans :
  • les huiles végétales,
  • les fruits à coques (noix, noisettes, amandes),
  • le ghee (beurre clarifié),
  • l’avocat,
  • les poissons gras (saumon, sardines, maquereau),
  • les œufs de qualité (bleu blanc cœur, biologiques, élevés en plein air),
  • les légumes verts (brocoli, épinards, choux).

Tout est une question d’équilibre (tiens, on a déjà vu ce mot quelque part !). Certains lipides seront à privilégier comme les insaturés, et particulièrement les oméga 3 dont nous manquons cruellement. Le ratio optimal défini par l’Afssa (Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments) correspond à la consommation d’une portion d’oméga 3 pour une portion d’oméga 6, et minimum d’une portion d’oméga 3 pour 4 portions d’oméga 6. En réalité, le rapport constaté est plus proche de 1/15.

LE CHOIX DES HUILES

Quelle que soit l’huile végétale, il faut impérativement faire attention à sa qualité nutritionnelle (obtenue par première pression à froid, sans solvant, sans adjuvant, sans raffinement) et à sa conservation à l’abri de l’humidité, de la lumière et de la chaleur. L’idéal est de prendre l’habitude de mettre ses huiles au frigo pour réduire au maximum le rancissement des graisses et conserver ses bienfaits le plus longtemps possible ! Pour la cuisson, je recommande l’huile d’olive ou l’huile de coco (plus stables à la chaleur). Mais de manière générale, je vous conseille de consommer les huiles végétales crues en favorisant les apports en oméga 3.

  • Huiles riches en oméga 3 (lin, chanvre, cameline, périlla, colza, noix)
  • Huiles riches en oméga 6 (maïs, soja, tournesol, pépins de raisin, bourrache)
  • Huiles riches en oméga 9 (avocat, noisette, olive, arachide)

J’espère que cet article vous aura éclairé sur les gras à privilégier dans votre assiette ! Je ne peux que vous encourager à investir dans une bonne huile et à avoir une alimentation variée pour éviter les carences en oméga 3 :).

En aucun cas les informations et conseils proposés sur le site Naturocia ne sont susceptibles de se substituer à une consultation ou un diagnostic formulé par un médecin ou un professionnel de santé, seuls en mesure d’évaluer adéquatement votre état de santé.